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Laurence Pérard, chorégraphe

C’est en 1983 que s’installe l’école de danse de Laurence Pérard à Wimille. Fraîchement diplômée du conservatoire de Lille, cette jeune danseuse décide en effet de se lancer après avoir été pendant de nombreuses années l’assistante de Monique Klein, chorégraphe parisienne et surtout après la rencontre avec un certain Jean Colombel et sa femme, tous deux grands amateurs d’arts vivants.

Des coulisses à la scène

Je répétais à l’époque à Paris et dansais souvent à Boulogne-sur-Mer » se souvient la danseuse. Fille d’une costumière de talent, elle a à peine 10 ans lorsqu’elle monte sur scène pour son premier spectacle lyrique. « À cette époque, le conservatoire n’existait pas encore. Notre formation se faisait directement à l’Opéra au milieu des danseurs professionnels, comme Arlette Devilliers dans l’esprit de Lucie Raulin. C’est après que j’ai passé mes diplômes pour enseigner moi-même. » explique Laurence. Car l’enseignement, la transmission du savoir fait partie intégrante de la démarche de l’artiste. « Dans les arts vivants, c’est une tradition de pouvoir partager ce que l’on sait faire avec les autres. Je suis de cette génération élevée dans l’esprit des arts du cirque où la générosité et le jeu collectif font vivre la scène. La nouvelle génération est peut-être plus éloignée de ces valeurs-là, peut-être plus individualiste. »

«Apprendre la danse nécessite d’être encadré par de vrais professionnels diplômés»

Alors que fleurissent bon nombre d’associations autour des phénomènes de mode comme la Zumba ou autres danses Fitness tendance latino, la chorégraphe ne peut s’empêcher d’être dubitative autant sur les bienfaits de ces pratiques, de leur suivi en termes corporel et structurel que de leur créativité « Une école de danse initie avant tout aux bonnes pratiques que l’on doit avoir avec son corps, tout en ouvrant les champs de la créativité. Il est très important, quelle que soit la discipline choisie ( Hip-Hop, Modern Jazz, danse classique, Ragga Dance Hall) que le cours soit bien encadré aunat pour le cardio. que pour les étirements. » précise Laurence Pérard. « Par exemple, les pointes en danse classique ne s’apprennent qu’à partir de 10 ans, sinon on atrophie les pieds et on fragilise les chevilles. De 4 à 8 ans, la danse reste un éveil corporel ouvert aux pratiques de la mise en scène. Ensuite, les enfants choisissent. Il ne faut pas que les bout’choux se blessent» exprime cette maman de cinq enfants.Lorsque l’on voit le travail des danseurs pros ou amateurs de la compagnie «En coulisse», on est subjugué par la fluidité des mouvements, l’aisance des enchaînements et la créativité de la mise en scène.

De la danse à la chorégraphie, une compagnie est née

En effet, si elle danse toujours, c’est vers la chorégraphie que Laurence Pérard s’est tournée depuis plusieurs années maintenant. » J’ai toujours été persuadée que la danse, au même titre que les autres arts vivants, pouvait participer aux événements de la cité. » Que ce soit lors d’une programmation dans une salle de spectacles ou hors les murs, la compagnie “En Coulisse” dirigée par Laurence Pérard apporte sa vitalité et sa créativité sans rogner dans l’exigence de la discipline. « Avec ma compagnie, même sur des événements récurrents, je ne peux m’empêcher de renouveler la création. » avoue avec malice Laurence. La flamme et l’énergie sont toujours là avec ce que seule l’expérience peut apporter la sérénité.

À Wimille, son école propose des cours de danse classique, de Modern Jazz et de danse orientale. À Boulogne-sur-Mer, elle vient de louer la Nef, une splendide salle de répétition, lieu de vie culturelle. Les mêmes disciplines sont enseignées avec également le Hip-Hop, le contemporain et l’Afrofitness. Tous les niveaux ont leur place au sein des cours. De nombreux stages tout le long de l’année sont organisés avec la présence de danseurs professionnels. Rencontrer cette passionnée, c’est déjà mettre un pied dans la danse.