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De pierres et d'histoire

Sur les hauteurs de la ville,  la Colonne de la Grande Armée

Datant de 1821, la Colonne de la Grande Armée se trouve au centre d’un jardin paysager dans le prolongement de l’allée du même nom. Au sommet, la statue de Napoléon tournant le dos à l’Angleterre domine toute la vallée.
Cette colonne corinthienne en marbre immortalise le camp de Boulogne où, en 1803, Napoléon Ier  fit rassembler 180 000 hommes pour préparer l’invasion de l’Angleterre. Le 16 août 1804 fut l’apothéose : l’Empereur en personne vint présider la première remise d’insignes du nouvel ordre de la Légion d’Honneur. Sous l’impulsion du Maréchal Soult, on décida de dresser un monument commémoratif dont la première pierre fut posée le 9 mai 1804. La construction de la Colonne, débutée sous l’empire, continua sous la royauté aux frais de l’Etat et fut achevée le 2 juillet 1821. La Colonne fut inaugurée le 15 août.  Pour éviter un incident diplomatique, on ordonna de tourner la statue de l’Empereur «dos à l’Angleterre». Pour célébrer l’inauguration la garde nationale commande un poème à Victor Hugo en 1841. Il sera refusé car jugé peu respectueux de l’Angleterre. Le poème sera toutefois placé clandestinement dans l’ouvrage glissé entre deux pierres. Le parc a été achevé quant à lui en 1845. Il est prolongé par une allée de 560 mètres réalisée en 1867 par l’architecte Bouloch. Le lieu appartient aujourd’hui au Centre des monuments nationaux. Il y a là un petit musée dans lequel on trouve l’ancienne statue de Napoléon drapé d’un tissu orné des fameuses abeilles impériales. Le manuscrit de Victor Hugo y est également conservé.
En effet c’est en 1959, lors de la dépose de la statue qu’un ouvrier le retrouve. En contre-bas, dans un alignement parfait, la pierre Napoléon répond à la Colonne. Elle est située à l’exactitude de l’emplacement du trône duquel Napoléon distribua les croix de la Légion d’honneur.  Deux cents soixante-trois marches permettent d’accéder au sommet. D’ici, on peut découvrir un des plus beaux panoramas sur le port de Boulogne-sur-Mer, le cap Gris-Nez, la campagne boulonnaise ainsi que l’Angleterre.

Au centre du village et près de la ville, des lieux de recueillement

> L’église

L’église Saint-Pierre Saint-Paul bâtie au XIIe siècle nous ouvre ses portes. La plus vieille inscription se trouve sur une grande dalle en pierre de Honvault, formant l’emmarchement du sol de l’église où se trouve la Chapelle de la Vierge. Sur cette pierre, on voit encore quelques restes d’une inscription tracée en lettres gothiques et portant en chiffres romains l’année « 1374 ». Elle se distingue par une tour octogone surmontée d’un toit en flèche. Le chœur est resté tel qu’il était autrefois. La nef quant à elle a été reconstruite pour pallier à l’augmentation de la population de l’époque. C’est dans le chœur que se trouve la sépulture des seigneurs de Créquy, seigneurs de Wimille au XIIe Siècle. À la Révolution, elle fut pillée et devint un magasin à fourrage et un lieu de rendez-vous pour les clubs révolutionnaires. Au XIXe siècle, la population de Wimille atteignant près de 1800 habitants, l’église devint trop petite pour accueillir les fidèles. On décida d’ajouter deux nefs.
C’est à cette époque (vers 1840) que le clocher, composé de 4 cloches, fut équipé d’une horloge. Après ces travaux, des peintures murales furent réalisées par l’Abbé Hoffmann sur les deux côtés de la voûte de la grande nef. Ces peintures se composaient de plus de 70 personnages grandeur nature et représentaient le triomphe de la religion et du Christ. Aujourd’hui, ces peintures ont malheureusement disparu. Les sieurs de Créquy, propriétaires du fief de Souverain Moulin et de Wimille, ont été inhumés dans la crypte de l’église. Un vieux cimetière, où reposent Pilâtre de Rozier et Pierre Ange Romain entoure l’église. 

 

Des écritures dans la pâture : Gloire à Jésus Christ

Ce site se trouve en bordure de la rue de Ledinghen. Le lieu fut choisi pour le pélerinage eucharistique de Wimille, qui s’est déroulé le dimanche 28 août 1892. En tout, trente mille pélerins étaient venus de toute la région pour se réunir au pied de l’ostensoir monumental, dressé au sommet de la colline La Croix pour entendre « l’acte de Consécration à Notre Seigneur Jésus-Christ dans le très Saint-Sacrement de l’autel ».  La colonne de fonte, d’une hauteur totale de quinze mètres fut érigée entre 1895 et 1897. Le but de ces pèlerinages était de vivifier le culte eucharistique. Aujourd’hui ces lettres monumentales tracées de pierres dans le sol demeurent sur le flan de la pâture indiquant « Gloire à Jésus Christ ».

À la mémoire des Pionniers de la conquête du ciel

Juste derrière l’église, un monument a été dédié  à la mémoire de Pierre Ange Romain et de Jean-François Pilâtre de Rozier. Ce dernier est passionné par l’invention des frères Montgolfier. Le 21 novembre 1783, à Paris, il entreprit et réussit sa première ascension libre, en montgolfière, jusqu’à mille mètres d’altitude. Après ce succès, il projeta de franchir la Manche et s’associa à un normand féru d’aérostation : Pierre-Ange Romain. Ce dernier avait trouvé le moyen de rendre les tissus imperméables au gaz. Mais, gênés par le mauvais temps, ils furent devancés par Blanchard, parti de la côte anglaise. Poussés par le public et leurs financeurs, les deux hommes se lancèrent néanmoins le 15 juin 1785. Leur ballon décolla du pied des remparts de Boulogne. À un peu plus d’une lieue au nord de la ville, le ballon perdit de l’altitude puis s’enflamma brusquement et s’écrasa sur la rive droite du Wimereux. Leur chute fut mortelle.

Le monument aux morts

Wimille a dédié son monument aux morts pour la patrie à tous les combattants et résistants pour la liberté à travers toutes les guerres mondiales mais aussi aux conflits armés comme ceux d’Afrique et du Maghreb. L’adjudant VanHoutte, jeune wimillois engagé et mort en manœuvre y a également pris place. Fortement marquée par guerre, Wimille par la voix de ses élus exprime au côté des élèves de la commune à chaque date commémorative la valeur de la paix.

La fontaine Saint-Antoine

Une fontaine du XVIIe siècle, appelée fontaine Saint-Antoine se situe au croisement du Village et le début de la Vallée du Denâcre. Ce petit édifice était à l’origine une chapelle dédiée à Saint-Antoine, ancien ermite. Deux inscriptions latines sont inscrites sur le monument : « ALTISSIMUN SPES REFUGIUM » et « ANNO 1615 ». La première correspond à la devise d’Antoine Camus, seigneur de la Bussoye et du Lucquet, échevin de Boulogne-sur-Mer. Elle se traduit ainsi : « L’espoir est le plus haut des refuges ». La vieille fontaine a été inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1972 et restaurée en 1991. Ce monument a vu bien des époques défiler devant lui avec leurs cortèges de personnalités et d’anonymes. En effet, il faut se souvenir que la route de Calais à Boulogne-sur-Mer passait juste devant cette fontaine. Tour à tour, elle voit la transformation des véhicules se réaliser, témoin discret de notre temps : Carrosses, chariots, chaises de poste, cavaliers, diligences, camions, autos, motos. Il faut lire les écrits de Monsieur de Rosny qui s’amuse à faire parler la fontaine lors d’un entretien imaginaire.

Le Terlincthun British  Cemetery

Le Terlincthun British Cemetery, implanté à quelques centaines de mètres de la Colonne de la Grande Armée, englobe les stèles de nombreux soldats britanniques, indiens et canadiens. 4378 corps, dont 3380 identifiés, sont enterrés là depuis la Grande Guerre.
Si on se place derrière la Pierre du Souvenir - dressée dans chaque cimetière britannique de plus de 400 tombes et sur laquelle Rudyard Kipling a fait écrire : « Leurs noms vivront à
jamais » - l’Empereur Napoléon donne l’impression de veiller sur les soldats du Commonwealth, enterrés là depuis la Grande Guerre. Cette perspective, l’architecte britannique Herbert Baker l’a volontairement dessinée au moment où il pense l’aménagement de ce cimetière créé en juin 1918. A cette époque, les cimetières communaux de Boulogne-sur-Mer et Wimereux ne permettent plus d’inhumer les soldats évacués du front qui meurent dans les hôpitaux de ces villes. L’urgence impose alors de créer une nouvelle sépulture.

Après la guerre, Terlincthun demeure un cimetière
« ouvert » où sont transférées des tombes isolées ou situées dans des endroits où leur entretien ne pouvait être assuré. On trouve ainsi à Terlincthun, à côté des 4 378 corps  de soldats britanniques, indiens ou canadiens, les dépouilles de plus de 200 combattants d’autres nationalités comme des Russes, des Polonais, des Américains ou encore des Allemands prisonniers de guerre. Les stèles de ces soldats se distinguent par leurs formes et par les symboles qu’elles portent. Ainsi, on trouve une stèle en bulbe avec une croix orthodoxe pour les soldats russes de cette confession, ou une stèle légèrement pointue avec une croix pattée pour les Allemands A leurs côtés, reposent 46 membres de la Royal Air Force tués en septembre 1918 à Marquise lors d’un bombardement de l’aviation allemande, rappelant ainsi que la Première Guerre mondiale a fait du ciel un « champ de bataille meurtrier ».

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